
L’année 2024 fut intense mais nécessaire. Revoyons ensemble les temps forts de mon année et essayons d’en tirer des leçons pour s’améliorer.
Depuis 6 ans maintenant, j’ai l’habitude de faire le bilan de mon année en vidéo mais, dans la mesure où j’ai de plus en plus envie d’écrire, que le format s’y prête bien et que j’ai déjà envie d’aborder pleins de sujets en vidéo, essayons de faire ce bilan par écrit.
On ne va pas se mentir, l’année fut « challenging » comme disent les anglophones, ce qui signifie que j’ai eu mon lot de défis à relever. Je vous propose de décomposer ce bilan en 5 partie, dans les 3 premières parties, nous parlerons de ce qui m’est arrivé en 2024 dans la sphère professionnelle, sociale, et personnelle. Ensuite, je partagerai avec vous comment je compte aborder l’année 2025, notamment grâce au mot de l’année qui sera mon mantra pendant les 12 prochains mois. Enfin, je partagerai avec vous le lien de ma dernière vidéo sur le challenge que représentera en 2025 le revirement de Mark Zuckerberg pour les créateurs de contenus dits « woke ».
N’hésite surtout pas à me laisser un commentaire en fin d’article pour me résumer ton année ou me parler des leçons qu’elle t’aura enseignées.

Vie professionnelle
Tout comme l’année dernière, je ne peux que noter une nette progression par rapport à l’année dernière. Les vues sur YouTube sont revenues à ce que j’avais l’habitude de faire avant le Covid et j’ai eu plusieurs partenariats qui ont été les bienvenus. En fait, jusqu’au mois de septembre j’ai pu dégagé des revenus tous les mois ce qui ne m’était jamais arrivé depuis la création de ma micro-entreprise.
Malheureusement, depuis un an, la région s’en fiche que ça se développe doucement. Pour eux, ça ne va pas assez vite et on me demande de me remettre sur le marché du travail, quitte à continuer à développer mon entreprise dans mon temps libre. Ce qui est tout à fait entendable. Le problème est que je vis dans une région sinistrée où même les jobs alimentaires disparaissent les uns après les autres. D’une manière ou d’une autre, il va donc falloir que je revienne sur la région parisienne mais difficile de revenir sur Paris sans avoir de poste ou de logement.
En septembre dernier, j’ai donc eu un sentiment d’impuissance car même si mon entreprise se portait beaucoup mieux que l’année dernière, ce n’était pas assez. J’avais le sentiment que ce ne serait jamais assez. J’ai eu envie de tout plaquer parce que j’avais cette sensation que personne ne voulait de moi, professionnellement parlant. Et en tant que personne HPI, ce sentiment me colle tellement à la peau que j’ai frôlé la crise de panique. Et puis, j’ai eu un déclic : je n’aime plus ce que je fais. Pas parce que je n’ai plus parler de mode grande taille et créer du contenu mais je n’aime plus la manière dont je le fais.
Pile à cette période-là, mon partenaire principal a commencé à me tendre. Je dois à mes Hauls avec cette marque la remontada des vues sur YouTube. Or, depuis la rentrée, j’ai une PR (responsable presse) qui mets 2 semaines à me répondre et ne lit même pas les mails. Résultat, mes hauls sont devenus de moins en moins intéressants, alors que faire ma sélection me prend 2 fois plus de temps. En plus de ça, je n’ai jamais vraiment réglé le dilemme moral que me posait cette marque. Et puis, je suis tombée amoureuse de la mouvance Quiet Luxury dernièrement. Je suis obsédée par les belles matière, les vêtements aux finissions parfaites. De plus en plus, je préfère acheter peu, me sentir bien et mise en valeur à la quantité. Et puis, j’ai eu cette réflexion : comment ça se fait qu’on porte des vêtements cheap mal finis qui vieillissent mal alors que ces mêmes vêtements mettront des siècles à se biodégrader ? N’est-ce pas un peu absurde ?
Si. Ca l’est. Et la vérité est que si je n’aime plus travailler avec cette marque, rien ne m’y oblige. Même si cela m’apportait beaucoup de vues, le plus important est de garder mon envie de créer.
Et créer, ça, ça me fait rêver. Le moins qu’on puisse dire c’est que 2024 m’a obligé à me poser la question que tout entrepreneur doit se poser régulièrement : Pourquoi je fais tout ça ? Depuis quelques années, j’ai le sentiment de ne servir qu’à enrichir davantage des gens déjà milliardaires alors que je ne peux même me payer de logement. Quitte à galérer, autant le faire en kiffant vraiment ce que je fais au lieu de me conformer à ce que les marques attendent de moi.
Et ça commence avec le fait de moins créer de contenus rapidement consommable et assumer le format long avec mes vidéo YouTube et le blog. C’est décidé, en 2025 vous me verrez plus souvent ici et un peu moins sur les réseaux sociaux type insta ou facebook ou tiktok. Car écrire et créer de longues vidéos, c’est ça qui me fait vibrer.
Il se pourrait également que je revienne à mes premiers amours : le DIY mais ça, je vous en parlerai plus tard.

Vie sociale
Bon, je ne peux pas faire de bilan de l’année sans parler de l’inquiétude dans laquelle la situation politique me plonge. Après des législatives scandaleuses, le refus du président d’accepter la décision des français et l’élection de Donald Trump aux Etats-Unis, le moins qu’on puisse dire c’est que la situation est préoccupante.
En France, les 2 prochaines années vont être déterminantes et c’est maintenant qu’il faut rentrer en résistance et ne pas laisser l’Extrême Droite passer. Pourtant de grands groupes de médias notoirement connus pour leurs convictions conservatrices rachètent tous les supports permettant de dénoncer leur politique, réduisant ainsi la pluralité de l’information.
Et comme ça ne suffisait pas, Marc Zuckerberg vient de retourner sa veste, comme un gros lâche, et annonce que le fact ckecking et la modération, c’est fini sur les réseaux appartenant à Meta. Et je peux vous dire que c’est très sérieux car après m’en être inquiétée sur thread, mon compte a été restreint. Je peux vous certifier que dans les 2 ans, des comptes de créateurs vont sauter et que sur insta, FaceBook, Thread et X, nous allons de plus en plus être exposé à des informations allant dans le sens de l’Extrême Droite, alors que les médias que nous avons l’habitude de suivre seront censurés.
C’est l’autre raison pour laquelle je reviens à ce blog : en tant qu’éditrice de ce blog, je peux y dire ce que je veux. C’est ici que je pourrai vous parler librement mais, soyons clairs dès le début, si vous comptez sur les réseaux sociaux pour être informé.e.s des articles que j’y publie, vous vous fourrez le doigt dans l’œil. Voilà pourquoi je vous invite dès à présent à vous inscrire à ma liste de mails pour que je puisse vous avertir dès que je publie un article ou que je vous prévienne si un de mes comptes Insta, FB ou X a été supprimé car si tel est le cas, je ne pourrai pas le faire à travers ces réseaux. Vous trouverez un formulaire à droite de cette page, sous ma bio, à remplir dès à présent.

Vie personnelle
En 2024, j’ai eu une grosse rupture amicale. Ca a été une véritable épreuve parce que j’aimais mon ex meilleure amie comme ma sœur et je nous voyais bien affronter les épreuves du temps, les bébés, les maris ensemble. Mais ce qui a été le plus dur à vivre c’est l’injustice avec laquelle cette histoire s’est terminée. Elle m’a accusé de quelque chose que les gens font de plus en plus et dont j’ai horreur : se bloquer, sans nul autre procès. Plus que qui conque, elle sait que je ne fais pas ce genre de chose et j’ai eu beau m’en défendre, elle considère que je n’assume juste pas ce que j’ai fait. Et là aussi, plus que qui conque, elle devrait savoir que je suis loin d’être parfaite mais qu’au moins j’ai des ovaires. Mais impossible de lui faire entendre raison car elle m’a bloquée.
J’ai fini par comprendre qu’aussi frustrant que ce soit d’être accusée de quelque chose qui me débecte, cette rupture est une bénédiction pour moi. Déjà parce que sa réaction démontre qu’elle n’a jamais été l’amie que je voyais en elle car non seulement elle ne me connait pas après tout ce temps mais, en plus, elle pense que je pourrais lui mentir par fierté. Ensuite, parce qu’on est à un niveau d’immaturité et d‘hypocrisie qui est indigne d’elle mais surtout de moi : bloquer quelqu’un qu’on reproche de nous avoir bloquée, ce n’est pas la hauteur de ce qu’on était. Enfin, parce que ça m’a permis de prendre de la distance avec ce que disent ou pensent les gens de moi.
Nous sommes tous confrontés à la critique mais en tant que créatrice de contenus, c’est constant et violent. Il y a tellement de gens qui te collent une étiquette sur le front alors qu’ils ne te connaissent pas. Ils déforment tes propos car ils n’arrivent pas à s’interroger sur choses qu’on a remis question. Leur égo leur empêche d’entendre le vrai message. C’est usant et ça m’a toujours énormément blessée.
Cette claque m’a permis de comprendre pourquoi une bonne fois pour toute. « Si cette personne avec qui tu as construit une relation aussi forte pendant 5 ans a été capable de croire que tu lui as fait ça alors qu’en 5 ans, elle ne t’a jamais vu réagir comme ça, que tu te plains des gens qui font ça depuis des années et que s’il y a bien une personne à qui tu n’a jamais eu envie de le faire, c’est bien elle, que tu le lui a dit avant, pendant, après votre dispute… si elle est capable de se raconter cette histoire pour garder le beau rôle, imagine les histoires que peuvent se raconter ceux qui ne te connaissent même pas pour garder une image positive d’eux-mêmes. » me suis-je dis.
Les gens ne font que projeter leurs propres failles. Je sais ce que j’ai fait ou pas. Peu importe le nombre de fois où je lui ai envoyé des reals de vieilles dames visiblement très proches, peu importe le nombre de fois où je lui ai dis que ma porte lui est grande ouverte, peu importe le nombre de fois où je lui ai dit que les disputes font partie d’une relation amoureuse ou amicale, que ce qui est déterminant c’est comment on règle le conflit et que le seul moyen est de se parler… Je n’ai jamais rien fait ou dit qui aurait pu la faire penser que je l’aurais traité comme ça. Croyez-moi, j’ai cherché. Et il n’y a rien à faire pour lui faire entendre raison. Elle a besoin de croire que je suis en tort.
Les gens projettent leurs propres failles…
Et tout de suite, ça permet de relativiser quelque chose qui me blessait si profondément, par le passé. Tout de suite, on comprend qu’on ne peut pas maîtriser la façon dont les gens nous perçoivent. Quoi qu’on dise, quoi qu’on fasse, même quelqu’un qui nous a si bien compris pendant 5 ans peut se retrouver totalement à côté de la plaque et s’accrocher à son erreur par pur orgueil. Et non seulement il n’y a rien à faire mais en plus, dans la mesure où on sait ce qu’on vaut, qui on est, ce qu’on a fait ou pas, ce n’est pas soi qui perd quelque chose, c’est la personne qui balaye d’un revers de main le cœur qu’on portait en bandoulière pour elle/lui.
En toute fin d’année, j’ai également compris qu’un mec avec qui je pensais avoir fait une merveilleuse rencontre me baladait depuis de début. Avant cette rupture amicale, ça m’aurait détruite et je me serais demandé ce qui faisait que les hommes me voyaient comme un objet sexuel et non comme une femme à aimer. Mais ce qui s’est passé m’a permis de comprendre que : déjà ce n’est pas tous les mecs, et qu’ensuite, il ne fait que projeter ses propres envies. Ca n’a rien à voir avec moi, avec ce que j’ai pu dire ou faire. Il pense de moi ce qui l’arrange de penser. Et ça ne me touche plus.

Le mot de 2025
Après avoir réalisé que j’accordais beaucoup trop d’importance soit à des choses qui ne me parlaient plus tant que ça, soit à des personnes qui n’arrivaient pas à voir et à apprécier à quel point j’avais été sincère avec eux, j’aurais pu décider de me recroqueviller sur moi-même et d’arrêter de donner. C’était du moins le reflexe que j’ai eu au début. Mais ça a duré 5 munies et demi. J’ai pris conscience que c’est l’inverse que j’ai envie de faire : j’ai envie de plus, de plus grand, de plus fort, j’ai envie d’ouvrir grand mon cœur et de mettre un peu plus de cœur dans ma vie. Mon mot de 2025 sera donc CŒUR. Et je ne vous cache pas que j’espère que vous aussi vous m’ouvrirez grand le vôtre parce que j’aurais su lui parler.
Le challenge que nous impose 2025
J’aurais préféré revenir pour vous parler de mode ou d’un sujet bien girly mais, actualité oblige, il va falloir discuter de la période décisive dans laquelle nous vivons actuellement. Allons-nous laisser les masculinistes enterrer le Body Positive ? Et puis quoi encore ?! Voici mon plan de bataille pour résister aux 4 années difficiles qui nous attendent.
Et vous, quel est votre mot de l’année ?
I feel you ! Comme cet article résonne en moi.
Les réseaux, je m’y retrouve de moins en moins. Et j’ai aussi a nouveau cette envie et cette motivation de reprendre l’écriture et mon blog, dormant depuis quelques années. J’aime attendre les contenus long et de qualité. Prendre le temps de les découvrir et de les lire. Alors pourquoi ne pas retourner aussi à ce format de création.
Pour ce qui est de ton parcours pro, je te souhaite de tout cœur de trouver un post qui sois toi et qui te permette de gagner ta vie tout en te réalisant. Bref heureuse de te suivre et de te lire par ici. Et je me motive du coup à commenter aussi. Car bien qu’autrice aussi, je suis une lectrice passive et je souhaite y remédier !
Oh merci. Ca me touche tellement !
Je pense qu’on va etre très nombreux à revenir vers nos blocs. D’ailleurs je pense faire un article sur les blocs à suivre et comment les suivre facilement (flux RSS).
J’ai effectivement remarqué qu’on était dans ma même énergie et je trouve ça super. Les grands esprits…