Pour la deuxième fois de l’année, je viens de finir la saga Brutale Attirance, qui m’a obsédée pendant 4 jours non stop. Pour prolonger le plaisir, j’ai envie de partager avec vous ce que je pense de cette saga, mes conseils pour mieux l’apprécier et, à la fin, car il y aura des spoilers, ce que j’ai moins aimé et que j’aurais changé dans l’histoire.

La dernière fois que je vous ai publié un article de revue d’un livre de fiction remonte à longtemps. Je crois qu’il s’agissait de The air he breathes et, de mémoire, c’était le seul jusqu’à présent. En effet, j’ai jugé que la rédaction d’un article prenait trop temps pour le retour que j’ai pu avoir sur ce livre, j’ai donc décidé d’arrêter. Pourtant, me revoilà à vous parler d’une saga littéraire assez particulière. Et j’ai une bonne raison de vous proposer cet article : je ne sais pas pour vous mais, personnellement, mes lectures dépendent énormément de mes humeurs. Or, jusqu’à présent, je n’avais pas pu lire de livre ou de saga qui collait totalement à mon mood quand j’ai mes règles. Mais ça c’était avant.
Brutale Attirance, c’est ma saga chouchou pour hiberner quand j’ai mes ragnagna car elle nous permet de revoir totalement notre rapport aux menstruations et de rendre ça incroyablement sexy et quand je dis sexy, je veux dire muy muy muy caliente, mi bonita.
J’ai lu cette saga pour la première fois en février dernier et j’ai eu envie de la relire à peine 5 mois après. Alors que je viens à peine de la finir, je peux déjà vous dire que je la relierai encore. C’est la première fois de ma vie qu’une saga me donne envie de la lire encore et encore sans jamais me lasser.

Synopsis
On y suit l’histoire de Ludmila, jeune sorcière de 20 ans lors de son premier jour à Woreth, l’université pour créatures magiques dans le pays d’Uspia. Ludmila a horreur des créatures à crocs (vampires, loups garous et hybrides) qu’elle doit pourtant dorénavant côtoyer lors de son cursus pour intégrer la légion. Elle compte bien se tenir bien à l’écart d’eux mais c’était sans compter sa rencontre avec Diego, un hybride aussi exaspérant qu’irrésistiblement attirant dont elle se fait immédiatement un ennemi. Mais comme vous le savez, de la haine à l’amour, il n’y qu’un pas et nos 2 protagonistes vont passer leur temps à faire un pas en avant, un pas en arrière.
On se dirige donc vers une dark romantasy, comme j’aime à l’appeler (Dark romance/fantasy) à 200% ennemies to lovers.
Cette saga n’est pas pour tout le monde
Bon alors dis comme ça, ça a l’air mignon, mais attention, cette saga n’est pas à mettre dans toutes les mains et ce pour plusieurs raisons :
- La première est que bien que l’auteur considère le contraire, on est clairement dans une Dark Romance. On nous dépeint clairement une relation ultra toxique avec des personnages incapables de communiquer et de respecter la volonté de l’autre, surtout Diego mais Ludmila n’est pas toute blanche non plus, qui se disent des horreurs pour repousser l’autre car ils n’arrivent pas à résister à la tentation. Il se pourrait d’ailleurs que je vous fasse article sur la dangerosité des Dark Romance. Quoi qu’il en soit si vous êtes sensible au non-consentement, je vous déconseille cette lecture. Personnellement, elle m’a fait prendre conscience d’un trauma alors que je tiens en blog sur le sexe. C’est dire si ça ne blague pas.
- Nous avons également droit à des scènes de violence sur enfants et, ce qui est le plus grave pour moi, c’est qu’il s’agisse des violences sexuelles ou des violences sur enfant, elles ne sont pas totalement dénoncées et punies mais ça, je reparlerai en spoiler, pour celles qui auront déjà lu la saga.
- Comme je vous le disait c’est très, très, très spicy mais le langage est aussi extrêmement cru. Les personnages, n’hésitent pas à appeler une chatte une chatte donc si vous l’écoutez la version audio, je conseille de le faire quand vous êtes seule ou alors portez un casque ou des écouteurs car, vraiment, tout le monde ne veut pas entendre ça
- Si vous avez du mal avec les fluides corporels, passez également votre tour car, comme vous l’aurez compris, on y parle de règles mais pas que. Urine, sperme, tout y passe. Après, que ce soit clair : ce n’est pas gratuit. Ça a une vraie importance dans l’histoire. Cela dit, comme je vous l’ai dit d’emblée, c’est la saga idéale pour totalement décomplexer les réalités du sexe.

Mes conseils pour mieux apprécier la lecture
- Vous l’aurez compris, je vous conseille de lire cette saga quand vous aurez vos règles car vous serez à fond dans l’ambiance
- Dans la mesure où il a 4 tomes et que chacun est super addictif je vous conseille des les écouter plutôt que de les lire pour enchainer la saga sur un même cycle. La version audio est ultra bien faite (mention spéciale à Nicolas Justamon qui me fait mourir de rire quand il imite les personnages féminins). Personnellement, je l’ai écouté une première fois sur Nextory mais quand j’ai compris que je la réécouterai, je l’ai acheté sur Audible pour ne pas avoir à étendre mon abonnement à chaque fois (les 66h d’écoute ne rentrent pas dans le plus gros abonnement, il faut payer un supplément)
- Pour les mêmes raisons, je vous conseille de vous faire ce plaisir à un moment où vous pouvez hiberner car, personnellement, quand je commence cette saga, je m’y plonge totalement et n’en sort que pour dormir. Je fais mes petites routines capillaire et skincare, mon ménage, je range ma maison, fais les litières des chats, mange… tout en écoutant. L’idéal est donc de l’écouter quand on est en congés.
- Même si c’est dur et qu’on a juste envie de connaitre la suite, je vous conseille de bien prendre le temps d’écouter les chansons qu’on vous indique à partir du 3ème tome parce que ça ajoute vraiment une plus-value. Il existe une playlist sur Deezer que je viens de compléter mais elle n’est pas dans l’ordre.
- Munissez-vous de mouchoirs en commençant le tome 4, vous en aurez besoin. Quoi que, moi, j’ai commencé à verser ma petite larme au « j’ai une crise cardiaque » de Diego, dans le tome 2.

Ce qui fait la différence avec tous les autres livres que j’ai pu lire
Vous l’aurez bien compris ce qui fait avant tout de Brutale Attirance un OVNI littéraire c’est que par le biais d’une histoire de créatures fantastiques, la saga traite de sujets bien réels :
- La diabolisation de la sexualité et des menstruations
- Les violences sexuelles
- Le racisme et le sexisme omniprésents dans l’œuvre
- Le fait d’utiliser une personne pour satisfaire une ambition (je pense à Nina et à Ethan qui seraient tellement bien allés ensemble)
- Le manque affectif (Sven)
- Les violences familiales
- Le deuil d’un être cher
- La culpabilité du survivant
- Où termine la loyauté et commence le sacrifice
- Le passage à l’âge adulte qui, bien souvent, demande de couper le cordon en choisissant son propre bonheur plutôt que de faire ce qu’on attend de nous (on est assez grand pour prendre ses propres décisions)
- Choisir aussi entre le confort et ce qui nous fait vraiment vibrer
- L’égoïsme de certains parents qui étouffent leur enfant au lieu de le laisser vivre sa vie
- L’éternel question de prophéties : à force de vouloir les déjouer, on les crée
- Faire le choix de l’amour, malgré les épreuves
J’oublie certainement beaucoup d’autres thème présents dans la saga, n’hésitez pas à compléter dans les commentaires mais quoi qu’on pense de cette œuvre, on ne peut nier la richesse des sujets traités. Ça aurait pu être une histoire très superficielle. Ça ne l’est pas.
Cela dit, si tout ça nous était raconté de manière ennuyeuse et décousue, ça n’aurait pas d’effet mais nous devons accorder à Shay Carrot tout son mérite quant à sa plume à la fois fluide et addictive. Les 2 fois que j’ai écouté cette saga, je ne voulais écouter qu’un tome mais à chaque fois, je n’ai pas su lâcher mon téléphone. Je le saurai pour la prochaine fois : ne commencer la saga que quand j’ai au moins 4 jours devant moi car, je suis incapable de m’arrêter jusqu’à la fin. Je me couchais même à 2h et m’endormais en écoutant. Du coup, j’étais perdue le lendemain matin et il fallait que je revienne en arrière.
L’écriture des personnages est également bien réalisée car on a une vraie évolution de chacun. Les personnages principaux sont très attachants car ils sont drôles chacun à leur manière : Ludmila parce que candeur est risible. Quant à Diego, c’est sa bestialité qui nous arrache des sourires, voire des rires. Les personnages secondaires ne sont pas en reste. L’autrice a le don de rendre touchants ceux qui sont censés l’être et exaspérants ceux qu’on adore détester. Seule l’écriture de Sven ne m’a pas convaincue mais je vous en parlerai dans les points négatifs, en spoiler, car je ne sais pas comment expliquer mon incompréhension de ce personnage sans donner les éléments.
On ne s’ennuie jamais en lisant les livres. Aucune longueur. Tout est là pour servir l’histoire et on n’a aucun répit. Si, en lisant Fourth wing et sa suite, je disais que dès que ça retombe un petit peu, ça repart de plus belle, dans Brutale attirance, ça ne retombe jamais, c’est l’ascenseur émotionnel à chaque chapitre. C’est comme ça que l’autrice nous tient. Elle a le don de finir chaque chapitre par un clifhanger qui te tient en haleine tout au long du récit. Et le plus beau c’est que d’une page à l’autre, on passe du rire aux larmes, surtout si on prend le temps d’écouter les morceaux de musique que l’autrice nous conseille.

Attention, les spoilers commencent
Si vous ne l’avez pas déjà lu et que vous avez l’intention de vous plonger dans cette saga, je vous invite à quitter l’article immédiatement car, à partir de maintenant, je vais spoiler à mort. N’hésitez pas à revenir lire l’article une fois que ce sera fait.
Ce que j’aurais changé dans la saga (mais en fait peut-être pas)
Brutale attirance a des certains messages que je trouve dangereux
Bon déjà, outre les choix scénaristiques que j’ai envie de discuter par pure passion, on va parler d’un truc qui m’a mise très mal à l’aise et je suis sûre que je ne suis pas la seule : c’est la banalisation du non-consentement par Diego que Ludmila lui reproche à peine. Il a beau lui dire qu’il la préfère consentante, si elle ne l’est pas, ça ne le gêne pas beaucoup non plus. Autant dans les scènes où c’est la pleine lune, pour le coup, il le subit mais je déplore totalement que Ludmila n’ai pas « donné » sa virginité à Diego mais qu’il la lui a prise. Cette décision de mettre Ludmila enceinte sans son accord est également ultra toxique, même si on comprend ses motivations.
En fait, il manque clairement des passages où Diego regrette qu’il n’aie pas laissé la possibilité à Ludmila de consentir.
Il est répété plusieurs fois dans les livres que le fait que Diego se passe du consentement n’est pas la même chose que le cunni forcé que lui fait Ethan. En effet, à mes yeux, c’est pire. Que quelqu’un que tu n’aimes pas te prenne pour un objet sexuel, c’est une chose, mais être réduite à un corps et ne pas être respectée par celui que tu aimes, c’est tellement pire.
Je déplore aussi le fait que Diego tue Ethan plus parce qu’il a empiété sur son territoire que parce qu’il a fait du mal à Ludmila. Cela romantise son geste alors que ce n’est que de la processivité. Je trouve que l’autrice a raté une occasion de matérialiser l’amour que Diego a pour Ludmila.
Mais très franchement, bien qu’il soit discutable, le problème qu’a Diego avec le consentement s’explique très bien par l’espèce à laquelle il appartient : il subit aussi cette insatiabilité sexuelle et le fait qu’il perde toute notion quand il fait l’amour avec Ludmila. C’est d’ailleurs ce qui lui a causé sa perte plus d’une fois. Ce qui est bien moins pardonnable c’est la petite phrase à la fin de l’épilogue qui dit que sans la brutalité de son père, Ludmila n’aurait pas été aussi forte et qui remercie son bourreau. C’est tellement dommage d’opérer un tel 180° alors que le comportement du père est dénoncé du début à la fin des livres. D’ailleurs, jusqu’au bout, tu te dis que c’est définitivement un abruti égocentrique et immature.
Je suis également lasse de ces récits diabolisant les femmes qui assument leur sexualité. Comme par hasard, l’héroïne de l’histoire est vierge et son love interest est un tombeur. Toutes les femmes qui sont intéressées par Diego sont qualifiées de chiennes et totalement dénuées de respect, d’amour propre. Les motivations de Nina ne pouvaient-elles pas juste être qu’elle est amoureuse de Diego ? Même si j’admet que le racisme de Ludmila et les comportements des femelles qui recherchent un mal alpha dans une meute de loup peuvent expliquer tout ça, j’avoue que j’aurais apprécié plus de nuances. Diego est-il obligé de mépriser sa première femme à ce point (je veux dire avant son deuxième mariage, hein, après on comprend totalement) ? On est clairement sur un complexe de la Vierge et de la putain qui me goooooooonffle. A quand des histoires où les femmes ne se sentent menacées par la sexualité d’autres femmes et où les hommes n’ont pas l’hypocrisie de dénigrer les femmes qu’ils sont bien contents de trouver pour assouvir leurs besoins ? Si la jalousie de Ludmila est tout à fait normale, son mépris pour ces femmes et celui de Diego l’est moins.
Et, moins grave, je suis également fatiguée des romances vantant les dimensions du membre du personnage masculin. Combien de fois faudra-t-il répéter que ce n’est pas la taille du membre qui fait le bon amant ? En réalité, ça peut même totalement desservir la chose.
Bref, cette saga légitime beaucoup trop la masculinité toxique à mon goût. Heureusement que je suis assez expérimentée pour faire la part des choses. Pourtant, je ne peux m’empêcher de m’inquiéter pour les jeunes lectrices qui seront influencées par ce genre de lectures.

J’ai un gros problème avec l’écriture de Sven
Bon, parlons de l’intrigue maintenant, tout d’abord, il faut que je vous dise que, même après cette deuxième écoute, je ne comprends toujours pas l’intérêt de faussement tuer Diego pour Swen à la fin de premier tome. J’ai un peu l’impression que l’autrice a écrit cette fin de premier tome avant de savoir ce qu’elle allait faire de l’antagoniste principal.
De manière générale, je trouve le personnage de Swen pas vraiment abouti. Il a été élevé par sa mère et considère les femmes comme des esclaves sexuelles ? Je ne veux pas faire de la psychologie de comptoir mais ce genre de profil a plutôt tendance à chercher l’affection de sa mère disparue dans les bras des femmes, plutôt que de les utiliser comme des vide-couilles. Or là, on est face à un homme dont la vie sexuelle se résume au viol. Ca ne colle pas. L’autrice aurait peut-être dû appuyer sur le mépris qu’il ressent pour sa mère qu’il jugeait trop faible car là, au contraire, il exprime beaucoup de tendresse envers elle et condamne son père qui a utilisé sa mère et sa grand-mère. Ça n’a pas de sens. D’où lui vient son problème avec les femmes ? Parce que, oui, il veut prendre le pouvoir à son père mais il veut le faire pour asservir sexuellement les sorcière et les fées. Non seulement, ce projet est totalement absurde (je développerai plus tard) mais en plus : pourquoi ? D’où ça lui vient ?
Mais surtout, comment compte-t-il tremper sa nouille dans des sorcières et des fées s’il les stérilise toutes ? A un moment donné, il va se retrouver sans casse-croûte d’autant que même s’il va chercher des humaines, à force de faire de bébés hybrides qui baisent et bouffent tout ce qui bouge, il y en aura trop pour que tout ça fonctionne. Ca fait des millénaires qu’il poirote pour un projet qui ne tient pas la route. Il avait pourtant le temps d’y réfléchir.
Et puis aussi, comment Sven a-t-il pu obliger John Ragm à modifier les épreuves du tournois puisque ce dernier était protégé par la magie de Violentila ? Mais surtout, c’est bien pendant ces épreuves, les nuits d’hôtel pour y participer et les bals d’hiver que Diego et Ludmila se sont vraiment rapprochés, même si, on est d’accord, il ne leur fallait pas grand-chose pour se monter dessus. Décidément, Sven est le stratège le plus claqué au sol que je n’ai jamais vu.
Bref, on dit souvent qu’un bon méchant fait la réussite d’une œuvre, Sven me prouve que je peux adorer une saga au point de la lire et la relire alors que je trouve que l’antagoniste n’est pas le couteau le plus aiguisé du tiroir.

Autres incohérences
C’est dommage qu’il n’y ait que des hybrides mâles. Vu leur appétit sexuel et le fait qu’ils soient immortels, ça devait forcément poser problème à un moment ou à un autre. Il y a vraiment beaucoup de sexisme dans cette saga, bien que l’autrice cherche à le dénoncer. Peut-être aurait-il fallu expliquer la maitrise de la population par le fait que les espèces immortelles font rarement des enfants. Or, on a le sentiment inverse.
D’ailleurs, pour pousser la réflexion jusqu’au bout, si une femme vampire ne peut pas avoir ses règles et faire d’enfant, un homme vampire non plus car un corps de peut sécréter de spermatozoïdes. Ouais, j’avoue je chipote.
Et puis, il y a aussi une incohérence sur la naissance des Nott : s’ils voient tous le jour pendant la pleine lune, Sven ne peut pas être en mesure de faire la césarienne. Ni lui, ni la mère louve, ni le père hybride ne pourraient être en mesure de gérer cette naissance. Ils seraient tous transformés en loups. Du coup, Diego n’a pas pu assister à l’accouchement de Pedro non plus.
Beaucoup moins important
Bon, là; je vais vraiment chipoter mais j’ai été un touuuuuuuut petit peu déçue de l’effet de la malédiction de Swen sur Diego. Je crois que j’aurais adoré que Diego tombe de nouveau amoureux de Ludmila pour mettre en exergue l’évidence et l’inéluctabilité de leur amour. Ou alors, si Diego devait vraiment être immunisé (parce que flemme de tout reprendre de zéro) que ce soit parce que leur amour est une magie bien plus puissante que celle de Sven mais peut-être que ça faisait un peu trop Harry Potter. J’aime à me dire que le fait que Ludmila se coupe le pouce en cherchant un couteau et que Diego lèche son sang juste avant que Sven ne lance le maléfice était un coup du destin pour les protéger de celui-ci, que leur histoire est tout simplement écrite.
A la toute fin, le fait que Ludmila ait refusé le poste de chef de section pour continuer de travailler sous les ordres de Diego m’a un peu soûlée. Ne lui a-t-elle pas sacrifié assez de choses ? Ça aurait été bien qu’elle vive aussi un peu pour elle. Il s’agit quand même de la sorcière la plus puissante du monde, nom d’une licorne garou ! Ca aurait été intéressant que Diego soit aussi sous ses ordres de temps en temps, car je rappelle que dans le monde animal, un mâle alpha n’est rien sans sa femelle alpha et que c’est elle qui prend les décisions stratégiques. Lui c’est les muscles, elle c’est la tête. Sa femelle est la seule à qui il obéit. Les chercheurs parlent plus de couple alpha, en vrai. Comme quoi, même les loups sont moins sexistes que les humains. Pourtant, là, du début à la fin, Ludmila reste soumise et si ça s’explique au début par son éducation et son manque d’expérience, la logique voudrait qu’elle gagne en assurance et qu’elle se hisse à l’égal de Diego.

Bilan
Bien que j’adore cette œuvre, elle n’est pas dépourvue de défauts. Cela dit, ça ne m’empêche pas de m’en régaler. Je viens de finir l’écoute de la saga entière pour la deuxième fois mais, à ma grande surprise, j’ai adoré chaque chapitre et j’étais à fond dedans, au point de l’écouter également pendant mes trajets en voiture. Bien que je connaissais la fin, l‘autrice a su m’embarquer totalement dans ses fantaisies .
En concluant cet article, je prends conscience que je fait j’ai ressenti le besoin de réécouter Brutale Attirance maintenant n’est pas anodin car il s’agit avant tout d’un amour impossible à cause du racisme. Et s’il y a bien une conclusion que je tire à la fin de mon expérience, c’est que si le projet de Sven est claqué au sol, c’est qu’en réalité, Uspia a besoin de toutes ses espèces pour fonctionner correctement : elle a besoin de la force de ses créatures à crocs pour la protéger physiquement, de la science des fées pour apporter des remèdes et de la magie des sorciers pour la protéger d’un point de vue magique. Chaque espèce a besoin des autres, qu’elle en soit consciente ou non. Et après la campagne législative que nous avons connue, j’avais bien besoin qu’on me rappelle en douceur, à travers une belle historie d’amour entre des créatures fantastiques, cette évidence : nous sommes tous interdépendants. Les français de souche ont besoin des français d’origines étrangères et inversement. Ce qui cherchent à vous faire croire le contraire en ont aussi peu dans la caboche et sont tout aussi dangereux et pathétiques que Sven.
Alors en attendant ma prochaine relecture, tout ce qu’il me reste à vous dire, c’est que depuis que j’ai fini la saga, j’ai une crise cardiaque. Je me console en écoutant la playlist des livres mais dès que le refrain de My own de Whitaker commence, les larmes me montent aux yeux.
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