Pour son catalogue de fêtes d’octobre 2026, As Ever dévoile une silhouette aux accents British country chic aussi chaleureuse qu’élégante. Loin des tendances éphémères de fin d’année, ce look mise sur une formule magistrale : l’alliance de pièces de tailleur structurées et de trésors cachés de la garde-robe personnelle. Décryptage d’une allure hautement inspirante.

À l’approche des fêtes de fin d’année, les marques rivalisent d’imagination pour dicter notre vestiaire de saison. Mais avec la parution du nouveau catalogue d’As Ever en octobre 2026, la proposition prend une tournure plus intime et réfléchie. Oubliez les panoplies de paillettes fabriquées en série pour une seule soirée : ici, l’esthétique se veut ancrée dans le réel, chaleureuse, et profondément inspirée du vestiaire traditionnel britannique.
La grande force de cette silhouette réside dans sa spontanéité apparente. En décortiquant les pièces phares de ce visuel, on réalise qu’il ne s’agit pas d’un énième look aseptisé tout droit sorti d’un studio de stylisme, mais bien d’une composition hybride où le style personnel reprend tous ses droits.

Le Tailoring revisité : Le mystère du blazer Prince de Galles
Pour structurer la silhouette, tout commence par une pièce maîtresse du vestiaire sartorial : un blazer aux motifs Prince de Galles. Avec ses carreaux texturés et son élégance intemporelle, il insuffle instantanément ce chic suranné que l’on associe aux longues promenades dans la campagne anglaise.
La question de la référence :
Impossible de pointer une étiquette précise sur cette veste. S’agit-il d’une pièce d’archive personnelle piochée dans les marques de tailleurs fétiches qu’elle affectionne particulièrement (comme Veronica Beard, Massimo Dutti ou Max Mara) ? Le mystère demeure, renforçant l’idée d’un vêtement de collection, choisi pour sa coupe irréprochable plutôt que pour sa nouveauté.
L’aparté « matières » de la rédac :
Difficile d’évoquer les blazers structurés de type dickey jackets (comme ceux de chez Veronica Beard) sans pousser un petit soupir de connaisseuse. Si leurs coupes sont souvent des modèles du genre pour structurer une carrure, on ne peut s’empêcher de pointer du doigt un paradoxe agaçant dans l’industrie du prêt-à-porter haut de gamme : l’omniprésence des mélanges synthétiques et de viscose au détriment de la pure laine. À ce niveau de prix, le toucher et la noblesse d’une vraie matière chaleureuse manquent cruellement — même si, visuellement, l’illusion est parfaite.

La pièce maîtresse : Le retour du sac Mulberry de l’ère « Toronto »
C’est sans doute le détail le plus savoureux pour les fidèles observatrices de son style. Pour accompagner ce look de journée, le choix de la maroquinerie s’est porté sur un somptueux cabas structuré en cuir bordeaux signé Mulberry.
La révélation archivistique :
Ce sac n’est en rien une acquisition de dernière minute ou une pièce éphémère choisie pour les besoins d’un lookbook. C’est un véritable vétéran de son vestiaire personnel. Les plus agacées par le détail l’auront reconnu immédiatement : on le voyait déjà pendu à son bras à l’époque de The Tig et de ses tournages à Toronto, bien avant son entrée dans la famille royale — immortalisé notamment sur des clichés de paparazzi où elle arpentait les rues un tapis de yoga sous le bras.
Faire ainsi ressurgir une pièce d’archive aussi personnelle pour le catalogue d’As Ever d’octobre 2026 envoie un message mode particulièrement fort. C’est l’anti-fast-fashion par excellence : une célébration de la durabilité et de l’attachement à des investissements de qualité qui traversent les décennies sans prendre une ride. Un clin d’œil complice aux abonnées de la première heure qui savourent ce genre de continuité stylistique.
L’équilibre du quotidien : Le combo cachemire et denim brut
Pour éviter l’écueil du look de bureau trop strict ou de la tenue de fête guindée, tout l’art de cette silhouette réside dans ses basiques de jour.
Sous le blazer à carreaux, un col roulé en cachemire blanc cassé apporte cette texture enveloppante et lumineuse indispensable pour affronter les températures hivernales. Mais c’est surtout le choix du bas qui scelle le succès de la tenue : un jean brut à la coupe ajustée. En mariant une pièce de tailoring traditionnelle et un grand classique du vestiaire casual, on désamorce instantanément le côté formel pour privilégier un chic diurne ultra-maîtrisé.
C’est toute la définition de l’élégance effortless en journée : associer un sac de luxe historique, une veste structurée et la simplicité d’un denim pour courir ses préparatifs avec une aisance absolue.
Une masterclass d’élégance diurne
Au final, ce vestiaire de fêtes proposé par As Ever nous rappelle qu’une allure mémorable n’a pas besoin de faire table rase du passé. En cultivant l’art du mix & match entre pièces sartoriales et trésors historiques de son propre dressing, le style redevient une signature personnelle authentique, bien loin de la surconsommation éphémère. Une véritable leçon de chic décontracté pour aborder le marathon des préparatifs avec assurance.
Et vous, quelle pièce historique de votre propre dressing ressortez-vous chaque année avec le même plaisir dès que l’hiver s’installe ?
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