
On résume souvent son désir par en besoin de sexe. Et si le sexe était le substitut de bien plus de besoins qu’on le pense ?
Lundi matin. Je me réveille après avoir rêvé de Mr Multi-orgasme, l’un des meilleurs amants que j’ai jamais eu mais aussi l’un des pires d’un point de vue émotionnel. Nous avons, tous en terme de relation toxique, une personne à laquelle nous pensons lorsque nous entendons cette expression tellement à la mode. Eh bien, la mienne, c’est lui. Pour vous la faire courte, je n’ai jamais autant désiré quelqu’un de toute ma vie, bien que je savais qu’il ne pouvait pas m’apporter la sécurité, la profondeur émotionnelle et la complicité intellectuelle dont j’avais besoin. Un rapport très je t’aime, moi non plus s’est étalé sur une dizaine d’années jusqu’à ce qu’il se lasse et que je réalise à quel point je m’abimais dans cette relation, ou plutôt dans cette non-relation.
Dans ce rêve, nous nous revoyons et faisions l’amour mais il était beaucoup plus bienveillant, sensuel, voire même doux. Je passais un moment exquis entre ses bras experts. Puis, nous décidions de conclure en allant manger dans un resto non loin de chez lui. Soudainement, il recevait un SMS et dévoilait un visage grave. « Tu dois partir tout de suite ! » Mais j’avais besoin de récupérer les affaires que j’avais laissées chez lui afin d’être au top pour un rendez-vous pro hyper important le lendemain. Je le suppliais alors de me laisser chercher mes affaires. Il me donnait donc ses clés pour qu’il puisse gagner du temps. Au retour, je le croisais avec 3 enfants dont une assez grande pour avoir été conçue à l’époque où on se voyait et lui rendais discrètement ses clés. Quelques heures plus tard, je profitais qu’il m’appelle pour mettre (encore) un terme à notre « non-relation » car je n’acceptais pas qu’il m’ait encore menti en me cachant qu’il vivait avec une compagne et leurs enfants.
« J’ai tellement envie ken. » Voilà ce que je me suis dit à mon réveil. Peu importe ce qu’il se passait après, tout ce à quoi je pensais c’est aux heures délicieuses passer dans ses draps.
Pourtant, je savais que cette envie de sexe est un artifice. Il y a quelques semaines, j’ai eu un déclic : la plupart du temps, quand on a envie de faire l’amour avec quelqu’un et qu’on prétend qu’on a juste envie de sexe, on se ment à soi-même. Si on est honnête avec soi, l’envie de sexe pure et simple peut se régler avec quelques minutes de masturbation. Quand on a vraiment juste envie de sexe, on a surtout besoin de jouir et pour ça on n’a besoin de personne.
C’est clairement une de mes Unpopular opinion les plus détestées par mes amis car elle les pousse à la réflexion mais la vérité est que quand une bonne branlette ne parvient pas à faire passer ça, avoir envie de coucher avec quelqu’un cache TOUJOURS autre chose. Parce que nous ne sommes pas des machines, il y a toujours un besoin autres que l’hygiène derrière le sexe. Dans la mesure où on n’arrive pas à ignorer son désir, on fait passer ça pour une envie de ken, pure et simple mais 90% du temps, il n’en est rien. Et c’est encore plus le cas pour ceux qui souffrent d’addiction au sexe.
Dans cet article, je vous propose de voir quels sont ces besoins, de comprendre pourquoi on se raconte des histoires en pensant que le sexe n’est que du sexe, je partagerai avec vous les raisons pour lesquelles j’ai décidé de toujours regarder la vérité en face, même si ce n’est pas confortable. Enfin, on interprétera mon rêve avec un nouveau regarde. Commençons par les autres besoins derrières le sexe.

Le sexe est souvent un substitut d’autres besoins
Besoin de validation ou d’attention :
Se sentir désiré. Quel merveilleux sentiment ! Quoi de plus gratifiant que de sentir l’excitation qu’on est capable de susciter ? Certains préfèrent le jeu de la séduction sans aller jusqu’au lit, en mode Libra (Balance) ou Gemini (Gémeaux) energy mais pour d’autre la séduction va jusqu’au sexe, genre Aries (Bélier) energy car on ne peut pas feindre un sexe en érection ou une vulve humide. Pour certains le jeu suffit, pour d’autres, non. Et pour ceux à qui ça ne suffit pas, ils prétendront avoir envie de sexe alors qu’ils ont juste besoin d’être vus, validé et parfois même admirer par leurs paires (genre : c’est le tombeur ou le queutard du groupe).
Besoin d’affection :
Peu d’entre nous l’admettent mais le sexe comble souvent des besoins effectifs. Il a été scientifiquement prouvé que les enfants ont vraiment besoin de contact physique et de tendresse pour se développer correctement, sinon ils grandissent moins bien. Et même si, en tant qu’adulte, ce besoin est imperceptible physiquement, il n’empêche qu’il persiste. Or, dans un monde aussi matérialiste et patriarcal que le nôtre, ce n’est pas toujours évident d’en être conscient. Et bien que la véritable réponse à ce besoin soit que l’autre prenne le temps de te voir, de t’écouter, de te toucher, de te prendre dans les bras… on pense souvent, à tort, qu’une histoire de fesses nous donnera l’affection qu’on recherche.
Besoin de vibrer :
On a tous envie de ressentir ce grand frisson, ce tsunami qui te ravage alors que rien n’y laissait présager, se sentir vivant. C’est ce que procure le sexe quand on le fait avec la bonne personne. Sauf que parfois, qu’on soit en couple ou célibataire, on s’ennuie dans nos amours et au lieu de prendre conscience qu’il est temps de passer à autre chose ou de travailler sur ce qui peut être réparé, on recherche ce frisson dans un plan cul. Si pour certaines personnes (souvent des hommes), le fait de ne pas d’avoir d’attache émotionnelle libère totalement et développe une certaine créativité, pour d’autres (souvent des femmes), les ingrédients (moyennement) secrets d’un bon coup sont sont, l’attraction, une bonne connexion et un lâché-prise. Or, une vraie connexion, la plupart du temps, ça se construit, et surtout, ça s’entretient. Il est donc rarissime de trouver ça dans un plan cul.
La vérité, c’est que quand on a envie de vibrer, on rêve d’un partenaire avec qui avoir le beurre et lécher les fesses du crémier (connexion + lâché-prise). La vraie solution serait donc de faire les choix qui permettent cette rencontre ou cette évolution dans le couple mais cela demande un courage qu’on n’a pas toujours.
Le besoin de domination :
Pour certaines personnes, qui ont souvent le sentiment de subir leur vie et/où qui ont un trouble de la personnalité perverse et/ou narcissique, le sexe est un moyen de marquer sa supériorité en dominant l’autre, en exerçant son pouvoir de séduction et de domination, en se sentant désirer au point de faire ce qu’on veut de l’autre, en contraignant… Evidemment, de tous les besoins que je vous ai cité, c’est bien le moins avouable car, on ne va pas se mentir, c’est dans cette catégorie de personnes qu’on retrouve les agresseurs sexuels et les connards/connasses fini.e.s. Pourtant être conscient de ça permet de limiter la casse, de comprendre ses motivations profondes afin de se canaliser, voire même d’ entamer une thérapie afin de protéger ceux qu’on aime ou qui ne méritent pas traitement, encore faut-il avoir le courage de reconnaître que c’est un vrai problème et qu’on a besoin d’aide.
Envie de quelqu’un en particulier :
Alors celui-là, c’est le besoin que j’ai repéré que mes amis aiment le moins parce que ça les mets vraiment face à leurs contradictions. Quand votre envie a un visage, qu’il ne s’agit pas de faire du sexe avec n’importe qui, ça fera l’affaire, quand vous avez envie de quelqu’un spécifiquement, ça va sembler évident mais croyez-moi certaines personnes ont besoin de lire ça, c’est que vous le/la désirer, tout simplement. Elle/lui et pas un.e autre.
Ok, je vois que certaines personnes ne voient toujours pas ce que je veux vraiment dire donc je vais poser les mots : le désir est le premier stade de l’amour… Autrement dit, pour le moment ce n’est que du désir mais ça pourrait devenir plus si vous exploriez cette voie. Alors au lieu de vous raconter des histoires comme quoi une fois que vous l’aurez baisé.e vous pourrez passer autre chose, prenez une vraie décision : soit cette relation vaut la peine d’être approfondie parce que la raison pour laquelle on refusait de voir n’est pas si grave (genre : la personne ne correspond pas aux critères qu’on s’est fixés), soit ça n’a vraiment aucun avenir (genre : relation toxique droit devant !)
Si vous continuez à vous raconter que ce n’est que du sexe, vous vous exposez à vous attacher encore plus à quelqu’un qui ne sait pas ce que vous ressentez ou en joue et à vous sentir de moins en moins « aimable ». C’est une vraie catastrophe pour l’estime de soi.
Personnellement, je suis de la team « je vais au bout de ce que je ressens car il vaut mieux des remords que des regrets et que je ne suis pas en sucre » mais c’est mon petit côté YOLO et cette politique est assez récente. On en reparlera plus tard.

Pourquoi on se raconte des carabistouilles ?
Ce besoin de fuir nos émotions
Les émotions sont tellement difficiles à gérer : non seulement on n’est pas toujours conscient de ce qu’on ressent mais en plus, quand on en est un petit peu conscient, on n’en est pas toujours fière. Avoir besoin de tendresse, pour un homme élevé dans principes patriarcaux, ça peut être difficile à admettre. Pareillement, avoir envie de quelqu’un qu’on sait parfaitement être toxique est peu avouable.
Souvent dire qu’on veut juste du sexe permet de céder à cette envie sans réellement en assumer les réels tenants et aboutissants. Genre, j’ai ce mec dans la peau mais juste parce que c’est un bon coup et bizarrement on se plaindra qu’il n’est pas gentil quand il nous foutra dehors après le sexe alors qu’on a eu exactement ce qu’on prétendait vouloir.
Utiliser l’autre pour aller mieux
Malheureusement, nous vivons dans un monde où se soucier ce que les autres peuvent ressentir n’est pas indispensable. On bloque et on ghost au lieu d’avoir une conversation désagréable. On devient tous des handicapés émotionnels. Pourtant, même quand on parle de plan cul ou de relation sans lendemain, on parle toujours de relation. L’autre existe, est une personne qui peut souffrir de votre comportement et fuir les conséquences de cette souffrance ne l’efface pas.
Et puis, pour beaucoup ne prendre que le sexe et laisser le reste ne fait qu’assouvir des besoins vitaux. Encore une fois, cette vision des relations sexuelles est totalement patriarcale car depuis des milliers d’années on part du principe que les hommes ont des besoins qu’il faut absolument assouvir par tous les moyens et parfois même en se passant du consentement de leurs partenaires. Depuis la libération sexuelle, cette idée s’est étendue aux femmes. Enfin, à celles qui osent le faire. Or, il a également été prouvé par la science que les hommes, comme les femmes sont parfaitement capables de se passer de sexe pendant des années, surtout si c’est leur choix.
Si besoin il y a, c’est celui de jouir et comme je vous l’ai dis plus haut, on n’a besoin de personne pour ça. La masturbation est une forme de sexualité tout à fait suffisante mais socialement peu reconnue. Voilà pourquoi nous trouvons normal de servir des corps des autres pour assouvir ses besoins. Sauf qu’on part d’un mauvais diagnostique, qu’il n’y a que les besoins physiologiques qui sont assouvis au détriment des autres et que ces besoins auraient pu l’être sans se servir du corps de quelqu’un qui mérité sans doute mieux que d’être le réceptacle de votre foutre ou l’aspirateur de votre cyprine.
La vérité est que non seulement on a rarement juste envie de sexe mais qu’en plus, on se sert du corps des autres pour se sentir mieux comme on se sert d’un objet. Le sexe a des implications humaines. Et c’est très bien comme ça. Arrêtons de faire semblant de ne pas le voir.

La peur de quitter la zone confort
Parfois, prendre conscience de ce qu’on ressent vraiment nécessite de prendre des décisions difficiles, de se compliquer considérablement la vie pour grandir et atteindre cette nouvelle version de soi qu’on se languit d’être. Ignorer ses besoins est alors la solution de facilité, de confort.
A l’aube de la quarantaine, la vie m’a appris que qu’on le choisisse ou non, tôt tard, on est contraint de sortir de la zone de confort et que c’est bien plus facile de le faire quand la décision vient de soi. Au moins, on peut se préparer matériellement et psychologiquement. Quand ça te tombe dessus, tu mets des années à t’en remettre.
Alors oui, mes amis détestent quand je leur mets le nez dans le caca mais ils me remercient toujours… après m’avoir fait la gueule pendant des jours.
Pourquoi regarder la vérité en face
A une époque fort fort lointaine (comme le pays, si t’as la ref, dis-le moi en commentaire), j’enchainais les relations sans attache affective. J’avais clairement une vie sexuelle hyperactive. Et je peux vous dire que je n’ai jamais eu autant « envie de sexe » de toute ma vie. Et je pensais sincèrement enchainer les plans cul par pur plaisir.
J’ai mis beaucoup de temps à comprendre que mon besoin d’enchainer les partenaires ne venait pas d’un besoin de sexe mais d’un besoin de me sentir désirée car, étant ronde, on m’a répété depuis mon adolescence que je ne pourrais jamais plaire à personne. J’avais besoin de me prouver que j’étais bandante. Sauf qu’au bout d’un moment, j’ai compris que pour être désirée, ça, je l’étais, aucun problème là-dessus, mais je n’étais jamais choisie. Et évidemment, à ce moment-là, les plans cul ont commencé à me lasser. J’étais blasée, totalement anesthésiée. A tel point que j’avais besoin d’une relation aussi toxique que celle avec Mr Multi-orgasme pour ressentir quelque chose. Et puis, un jour, j’ai rencontré celui avec qui j’ai eu ma première relation saine, stable et durable.
L’envie de sexe cache souvent des insécurités ou des blessures d’enfance. Et entendez-moi bien, nous en avons tous plus ou moins. Même Blake Lively et Ryan Reynolds sont bourrés d’insécurités. Mais tant que nous ne prenons pas conscience de ces failles, nous ne les soignons pas et tant que nous ne les soignons pas, nous les laissons se propager en nous, s’étendre, s’infecter, jusqu’à ce que ça fasse si mal que notre cerveau anesthésie totalement la douleur en nous coupant de nos émotions.
Car tant que nous ne prenons pas soins de nos émotions, impossible de nous accorder ce dont nous avons vraiment besoin. Ce sentiment de solitude est douloureux. Le fait est que si ce n’est pas seulement de sexe dont nous avons besoin, nous aurons beau nous taper la terre entière, ça ne comblera pas le manque que nous ressentons et qui reste béant dès que quelqu’un quitte notre lit. Pire, certains amant.e.s peu délicat.e.s peuvent accentuer cette blessure. Et vous ne pourrez pas le leur reprocher dans la mesure où vous avez omis de leur dire vos réels besoins. Lorsque vous prétendez ne vouloir que du sexe, même quelqu’un qui aurait envie de vous donner plus que ça pourrait avoir envie de se protéger et de ne vous donner que du sexe bien basique.
C’est pour cet raison que ceux qui enchainent les relations souffrent d’une boulimie sexuelle : ils sont tellement coupés de leurs émotions qu’ils ne se rendent pas compte que ce n’est pas du sexe qu’ils veulent, c’est de l’attention, de la validation, de l’affection… dont ils ont besoin. Et plus ils ken de personnes, moins ils obtiennent ce qu’ils recherchent vraiment, alors plus ils ken. C’est un cercle vicieux infernal.
Voilà pourquoi être lucide, aligné avec ses propres émotions et besoins permet de rester connecté à la personne que nous sommes vraiment plutôt que d’avoir un comportement qui ne reflète pas réellement qui on est. Quand on regarde en face ses propres contradictions, on sait comment se soigner quand on va moins bien, quoi s’apporter, quoi chercher, ce à quoi on aspire vraiment, plutôt que de mettre un pansement sur une jambe en bois.

L’interprétation de mon rêve
Sans surprise, je n’ai pas juste envie de sexe. Peut-etre qu’une partie de moi a encore parfois envie de lui et je n’en suis vraiment pas fière. Et si le mec dont j’ai rêvé ne lui ressemblait pas tant il était good vibes, la vérité c’est que j’ai rêvé du mec que j’avais envie qu’il soit à l’époque où on se voyait.
Quand a l’histoire de ses enfants, si vous avez été attentive.f, vous avez pu remarquer que je l’accuse d’avoir une femme dans sa vie alors que rien ne l’indiquait. Il aurait très bien pu être séparé de la mère de ses enfants et me demander de disparaître juste parce que ses enfants arrivaient et qu’on n’était pas assez proches pour qu’il me les présente. Or, j’ai directement déduis qu’il voulait me cacher parce qu’il était en couple. Alors oui, dans la vraie vie, il m’a souvent fait le coup de me voir en me cachant qu’il était avec quelqu’un, sauf que ce n’est pas du vrai lui qu’il s’agit. C’est un autre lui, un lui bien moins toxique et méprisant.
Mon rêve me montre tout simplement que j’ai mes torts dans cette histoire car moi aussi je jouais le jeu du plan cul au lieu d’assumer d’être à une décision près d’approfondir notre relation, d’apprendre à le connaître vraiment et peut-être de l’aimer. Parce qu’en réalité, ce genre de décision se prennent à deux. Prendre la décision pour l’autre, c’est toxique et c’est exactement le genre de comportement que je lui reprochais. Oui, je me suis protégée de quelqu’un qui n’a jamais mérité que je m’ouvre à lui mais ai-je jamais mérité qu’il le fasse ? Non, j’ai joué le jeu du plan cul et il m’est arrivé à moi aussi de l’utiliser pour ne pas voir que je m’ennuyais dans mes amours. Il m’est arrivé de le rabaisser pour le punir de ne pas me choisir sans lui avoir demandé, au préalable, de le faire.
A la moindre difficulté, j’ai conclu qu’il en avait choisi une autre, que j’étais de trop et j’ai disparue sans lui laisser en place une. Ce que mon rêve me dit c’est qu’il serait temps d’accepter de me montrer vulnérable et dire ce que je ressens vraiment afin de laisser à l’autre toutes les informations pour me choisir… ou pas.
C’est bien beau d’avoir besoin d’être aimée mais encore faut-il être capable d’accepter de se montrer vulnérable et d’aimer. Les vampire, c’est sympa en fiction, moins dans la vraie vie.
Alors oui, le sexe avec lui était mémorable, et encore, on peut mieux faire question cunni, mais aucun coup de bite ne mérite qu’on fasse semblant de n’attendre que ça. Apprendre à assumer ce qu’on ressent, tout ce qu’on ressent et en tirer des décisions conscientes, alignées avec nos envies les plus profondes, c’est ça, je vrai respect de soi. Le savoir, c’est bien, l’appliquer, c’est mieux.
Après, cela n’enlève en rien les erreurs que le vrai lui a pu commettre. Encore une fois, ce rêve parle de moi, pas vraiment de lui, car ce n’est pas vraiment lui. En tout cas, pas celui que j’ai connu car, après tout, je ne le connaissais qu’en tant que plan cul donc, en vérité, je ne le connaissais pas du tout, tout comme il ne me connaissait pas.

En conclusion,
Faire l’amour est et sera toujours une histoire de peau, de corps qui s’imbriquent, d’intimité poussée à son paroxysme… et aussi d’émotions. Croire que partager ça n’a aucune conséquence est totalement illusoire. Ignorer cette simple réalité ne fait que nous faire encore plus mal, de nous perdre, de nous isoler davantage qu’on ne l’est déjà. Je sais de quoi je parle.
La dernière fois que j’ai essayé de prendre un plan cul, j’ai bloqué. J’étais là, avec son sexe sous le nez et j’avais envie de lever les yeux aux ciel. Il a tout fait parfaitement, était adorable, canon et tout et tout mais même quand il m’a caressé tendrement la joue, j’ai réfréné une grimace. J’avais envie de lui dire de virer ses sales pattes et sa teub de mon visage. Je n’avais jamais réalisé que je jouais la comédie quand je baisais, que ce n’était pas vraiment du sexe que je recherchais.
Voilà, c’est là que j’ai compris que les plans culs c’était bullshit. C’est un terme inventé pour avoir un semblant de vie sexuel alors qu’on est seul ou frustré, pour se surprotéger et ne pas voir ses vrais besoins, quelque chose qui déshumanise les rapports, qui nous déconnecte des autres mais surtout de nous-même. Entendez-moi bien, je ne dis pas qu’il ne faut coucher que par amour mais qu’il faut le faire qu’en pleine conscience, quand on a vraiment envie de toucher l’autre, de l’étreindre, de l’embrasser, de le/la regarder, pas parce qu’il faut le faire mais parce qu’on ne rêve que de ça.
Après, la bonne nouvelle est que maintenant que je sais que mon juge de paix, c’est la turlute : si je n’ai pas envie de chupachupser un mec, c’est que je n’ai pas vraiment envie de lui. Et, au fond, c’est la seule question qu’on devrait se poser avant de coucher avec quelqu’un : ai-je vraiment envie de cette personne. Si c’est oui et seulement si c’est oui, alors baisons mais baisons en sachant qu’on est à une décision près de tomber amoureux. Parce que oui, l’amour est un choix.
En fait, juste faire du sexe, sans attache, sans réelle intention, c’est comme prendre du Smecta quand on a mal à la tête. Alors oui, la pharmacie est pleine de Smecta et il n’y a plus de Doliprane. Oui, il va falloir sortir de chez vous, braver le froid et peut-être même risquer de croiser votre ex qui vous a brisé le cœur, au bras d’un avion de chasse, mais ce dont vous avez de besoin c’est de Doliprane, pas de Smecta. Et prendre du Smecta quand on n’a pas la diarrhée, ça peut constiper.
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