J’AIME PAS L’AMOUR #2 : Le retour de grand méchant minou

Une rupture, c’est toujours une période difficile, une période d’interrogations, de chagrin, de solitude, de frustration, de manque de l’autre, de réapprentissage à être seul, à tout faire seul, à tout affronter seul. Forcément, on n’est pas toujours au top. Loin s’en faut. Les moments de doute, de peur, sont légion et j’y reviendrai la semaine prochaine.

Pourtant, il y a un moment dans l’après-rupture que tout le monde passe sous silence, un sujet qu’aucun livre de développement personnel n’aborde ni même aucune chanson d’amour. C’est le jour où, pour la première fois, entre deux moments de détresse absolue tu te dis : « Putain, j’ai tellement envie de baiser ! »

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Et ce qui est généralement défendu de dire quand on est une fille, c’est que lorsque ce genre d’envie survient sans crier gare, en général, on a rarement envie d’une jolie étreinte super douce et romantique. Non ! La première envie de sexe après une rupture, c’est en général quelque chose de bestial, de sale, de totalement anti-romantique. On rêve de se faire plaquer contre un mur, de se faire prendre sur le plan de travail de la cuisine, de se prendre une bonne fessée. Exit l’amoureuse transie d’amour et toute mielleuse ! On se découvre salope.

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Salope. Encore un mot qui m’insupporte. A lui seul il résume l’idée qu’une femme correcte n’a pas de désir. Par conséquent, les femmes font l’amour par pure générosité, n’aiment donc pas vraiment ça et, évidemment, n’éprouvent pas ou peu de plaisir au lit. En gros, une femme bien compte les fissures du plafond au lit. C’est fou comme 2.000 ans de domination masculine a profondément ancré dans notre pensée collective l’idée qu’il est tout à fait normal de s’emmerder au lit quand on est avec « une fille bien » !

Alors, laissez-moi une bonne fois pour toute clarifier les choses : si avoir du désir et aimer le sexe, c’est être une salope alors toutes les femmes sans aucune exception sont les reines des salopes. Oui, même ta mère (d’ailleurs, elle l’a prouvé en baisant au moins une fois). Il y a juste, d’un côté, celles qui ont eu la chance de tomber sur des amants qui leur ont fait aimer le sexe, assumer leur sexualité et les autres.

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Cela dit, ne vous méprenez pas. Je n’ai rien contre une belle rencontre qui donne des papillons dans le ventre et qui fait chanter lalala en soupirant de bonheur toutes les 5 minutes. Seulement, là, tout de suite, j’ai juste envie d’un bon coup de rein. Et puis, ce genre d’histoire, on ne les retrouve pas tous les 4 matins.

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Quoi qu’il en soit, dans la mesure où jouer avec mes jouets préférés pour avoir un semblant de sexualité n’a que trop duré, il est grand temps que je me constitue un squad de mecs prêts à me satisfaire pour pouvoir jongler avec l’emploi du temps de chacun. Me revoilà donc partie à l’assaut d’AdopteUnMec.com et de Tinder ! Seulement, s’il y a bien une chose qui ne m’avait pas manquée pendant que j’étais en couple, c’est le calvaire du dating. Non pas que rencontrer de nouvelles personnes me rebute. Bien au contraire. Non, le problème se trouve ailleurs.

Entre les mecs qui ne savent pas comment s’adresser à une femme, les frustrés qui deviennent agressifs juste parce que tu ne te montres pas intéressée et ceux qui n’ont aucune intention d’aller jusqu’à la rencontre, qui s’inscrivent juste pour flatter leur égo… Je suis perplexe.

Et alors, je ne parle même pas de la folle idée de ne pas chercher juste un amant mais un bon amant. Il semble, en effet, compliqué pour certains hommes de comprendre que quitte à avoir une relation uniquement basée sur le sexe, la moindre des choses est d’assurer et de me faire grimper aux rideaux.

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J’ai toujours pensé qu’il n’y avait rien de plus simple pour une fille que de trouver un plan cul. Ca a toujours été facile pour moi. Et, alors que j’assume enfin pleinement ma sexualité et que je sais ce que je veux, ce que j’aime, cela me semble plus compliqué. Beaucoup de mecs semblent terrorisés par une fille qui n’a pas envie de minauder même si elle reste positive et relaxe. D’autres, par leur comportement envahissant, ont à cœur de te rappeler qu’en matière de sexe, tu ne serais jamais qu’une proie.

Et plus que jamais, la raison pour laquelle la sexualité des femmes a été bridée après une tradition plutôt tournée vers le plaisir féminin, à l’époque de la Gaule antique, devient limpide ! La puissance des hormones qui me transforme en nympho dès le 14ème jour de mon cycle, le point G, le point T, le point K, le capuchon du clitoris, la longueur de nos orgasmes, la capacité à en avoir un nombre incalculable lors d’un seul ébat (je n’ai jamais réussi à compter) … Le plaisir féminin dépasserait-il de loin celui des hommes ?

Décidément, le moins qu’on puisse dire, c’est que le minou fait peur.

N’avez-vous jamais remarqué que, souvent, après des débuts tonitruants, lorsqu’une relation s’installe, la plupart des filles deviennent beaucoup plus demandeuses que les garçons ? Alors que le désir sexuel ne fait qu’augmenter au fur et à mesure qu’un lien émotionnel se forme pour les femmes, le sexe perd son attrait à mesure que la conquête semble acquise pour les hommes.

giphy-downsizedDu coup, puisque la constitution d’une dream team de bellâtres dédiée à mon plaisir prendrait plus de temps que prévu, en attendant, j’ai fait ce qu’aurait fait toute personne normalement constituée : J’ai appelé un ex. Un connard notoire qui a le mérite de se débrouiller plutôt bien au lit. Evidemment, comme je l’apprécie de moins en moins, je n’ai eu aucune envie de discuter. Aussi, quand en pleins préliminaires il a cherché à en savoir plus sur ce revirement de situation (des années que je lui disais non), je lui ai répondu « on parle ou on baise ? » Et évidemment, je ne suis pas restée après le sexe.

En sortant de chez lui, j’ai eu une sensation bizarre qui m’a glacé le sang. Je n’arrivais pas à mettre le doigt dessus. Et puis, soudain : « Oh putain, je viens de baiser comme un mec, comme un connard, même ! »

Mais je me suis vite raisonnée : Naaaaaaan, parce que même si j’ai jouis bien avant lui, j’ai eu la courtoisie d’attendre qu’il finisse avant de partir. A la limite, je l’ai baisé comme une connasse et ce n’est pas comme s’il ne l’avait pas cherché.

Ouf ! J’ai eu une de ces peurs, moi !

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